EEV v1

Structure du format

Cette page réorganise la spécification dans une vue plus facile à exploiter pendant l’implémentation. Elle ne remplace pas les fichiers markdown fournis, mais elle aide à distinguer le contrat du format, les variantes de transport et la profondeur descriptive liée à chaque niveau de qualité.

Le contrat minimal

Les documents de référence posent trois règles de base. D’abord, EEV est un format textuel et versionnable. Ensuite, il doit décrire un son produit complet, avec un début, une évolution et une fin identifiables. Enfin, la fondamentale seule n’est pas considérée comme l’identité principale du son.

  • le lecteur peut rester tolérant face aux variantes anciennes
  • le writer canonique doit rester strict, lisible et déterministe
  • les sections inconnues peuvent être ignorées en lecture tolérante

Ce que le fichier n’est pas

Un fichier EEV n’est ni un flux audio brut, ni une simple image de spectre, ni une promesse thérapeutique. C’est un document structuré qui résume le comportement sonore dans une forme que du code peut relire, comparer, archiver et réémettre.

Les blocs qui comptent

La spécification mentionne beaucoup de détails, mais l’ossature utile est stable. Pour une première implémentation sérieuse, il faut surtout savoir où ranger chaque famille d’information.

@entry

Bloc d’identité de l’empreinte : identifiants, type, instrument, contexte, qualité et statut documentaire. C’est le point d’entrée logique de chaque entrée.

@global

Vue d’ensemble de la capture : bruit de fond, SNR, métriques transverses, durée utile et autres indicateurs globaux. Certaines traces legacy y sont tolérées en lecture mais ne doivent pas être réémises canoniquement.

@vectors / @matrix

Ces blocs portent les résumés compacts et les cartes énergétiques qui servent à comparer, indexer et matcher plus vite sans perdre toute la structure du son.

@modes / @peak_tracks

Ces blocs décrivent les structures dominantes et les trajectoires fines dans le temps. Ils deviennent particulièrement importants dès que l’on veut suivre stabilité, dérive, battements ou reconstruction avancée.

ENTRY

ENTRY est le conteneur monofichier. Il contient exactement une empreinte. Pour l’échange, les tests, les démonstrations et beaucoup d’API, c’est le cas le plus simple et souvent le plus pratique.

LIB

LIB est le conteneur bibliothèque. Il regroupe une ou plusieurs entrées. Il est utile pour les collections, les bibliothèques embarquées, les imports de lot et les workflows qui manipulent plusieurs empreintes ensemble.

Variantes de transport

Les variantes compressées ne changent pas le modèle documentaire. Elles changent seulement la manière de transporter le texte.

Extension Rôle À retenir
.eevtexte public éditablesource canonique métier du canal ouvert
.eevztransport compressé de .eevon décompresse puis on relit le même texte canonique
.eevc / .eevczcompatibilité en lecture seulelire des fichiers certifiés existants si besoin ; la vérification certifiée relève de eevc.link

Niveaux de qualité

Les quatre niveaux ne désignent pas quatre formats incompatibles. Ils règlent la profondeur descriptive et le coût de calcul.

Niveau Logique Ce qu’un lecteur peut attendre
ecoportrait léger mais réelbase descriptive, résumé exploitable, coût réduit
standardcomparaison plus robustematrices et résumés enrichis sans passer au plus lourd
hightemporalité mieux respectéecapture temporelle plus fine et comportements plus stables
ultraambition descriptive maximaletrajectoires avancées, données de contrôle plus riches, ouverture vers des extensions orientées synthèse